Un rapport de la Sûreté nucléaire sur les essais nucléaires atmosphériques effectués à Mururoa et Fangataufa, en Polynésie française dans les années 60 et 70, conclut que les conséquences sur la santé des habitants ont été très limitées.
A l'occasion de la conférence de presse de présentation du rapport, on apprend donc que les 41 essais atmosphériques "ont conduit à des retombées sur l'ensemble de la Polynésie française à des niveaux le plus souvent très limités". Le rapport précise que "parmi les dix essais ayant entraîné des retombées en zones habitées, six sont à prendre en compte pour évaluer les conséquences radiologiques potentielles". Les effets sur la santé seraient mineurs dans la mesure où "la quasi-totalité des Polynésiens n'ont pas reçu de doses efficaces supérieures à 5 mSv".
Un suivi médical préconisé
Au regard des règlementations internationales actuelles, aucune retombée radioactive "n'aurait atteint un niveau justifiant une mise à l'abri, une évacuation ou une prise d'iode stable pour les populations." Cependant, le rapport demande la mise en place d'un suivi médical pour les populations vivant aujourd'hui à Mangareva, Tureia, Reao et Pukarua, et les personnes qui y vivaient à l'époque des essais. Il s'agit là des zones les plus touchées.
Enfin, le rapport conseille d'étendre ce suivi aux anciens travailleurs civils et militaires des sites et demande à l'Etat français de donner au ministère polynésien de la Santé les moyens de le conduire.















