Le monoxyde de carbone (CO) est la première cause de mortalité par intoxication. La Cellule interrégionale d'épidémiologie (Cire) a analysé les données de l'année 2005 en Ile-de-France.
Les affaires d'intoxications ont été classées en sept types selon leur localisation ou mode de survenue. Les cas certains d'intoxication ainsi que leur gravité clinique ont été définis conformément aux propositions du CSHPF.
Résultats
214 signalements d'intoxication ont été enregistrés dans la région Ile-de-France. Ces intoxications survenaient majoritairement dans l'habitat (69 %), les pompiers et les laboratoires d'analyses déclarant le plus grand nombre d'affaires (33 % et 47 % respectivement). Les femmes et les classes d'âge jeunes et intermédiaires (<45 ans) étaient plus fréquemment intoxiquées. Parmi les 659 personnes impliquées dans une affaire d'intoxication, 313 ont été hospitalisées (48 %). Trente décès ont été signalés, dont 9 ont été confirmés par une enquête médicale. Sur le plan environnemental, plus de 80 % des affaires survenues dans l'habitat ont bénéficié d'une enquête détaillée, l'origine de l'intoxication étant alors très souvent identifiée (95 %). L'intoxication était plus fréquente dans l'habitat individuel. Les installations de production d'eau chaude, type chaudières et chauffe eau - chauffe-bain, étaient souvent en cause (51 % et 23 % respectivement). L'intoxication était souvent expliquée par l'association de plusieurs circonstances anormales : mauvaise évacuation des gaz brûlés (53 % des affaires), dysfonctionnement de l'appareil (52 % des affaires) ou utilisation inappropriée d'un appareil de chauffage d'appoint de fortune (20 % des affaires).
Conclusions
Les résultats de l'année 2005 suggèrent que la tendance à la diminution du nombre de personnes intoxiquées observée depuis plusieurs années dans la région Ile-de-France se poursuit. Les installations de production d'eau chaude, notamment les chaudières, sont très souvent en cause, mais l'utilisation inappropriée d'appareils de chauffage de fortune est également citée. Concernant le recueil de données, plusieurs améliorations sont recommandées, notamment l'information nécessaire à l'estimation du nombre de décès, la mortalité constituant un indicateur fondamental du dispositif de surveillance.















