Une étude exploratoire commandée notamment par la DRASS (Direction régionale des Affaires Sanitaires et Sociales) et menée au printemps 2006 par Airparif avait pour objectif d'analyser les concentrations de pesticides dans l'air ambiant francilien. Et les résultats sont inquiétants.
L'étude a été réalisée sur 5 sites très différents quant à leur environnement, mais également quant à l'utilisation de pesticides qui pouvait y être pratiqué. La recherche quant à elle portait sur la présence de 80 pesticides.
Airparif a donc constaté la présence de pesticides dans l'air ambiant francilien aussi bien dans les zones rurales où une trentaine de pesticides ont été identifiés, que dans l'agglomération parisienne où l'on a relevé un vingtaine de produits. Alors qu'en zone rurale, le nombre et les quantités de produits détectés sont fortement influencés par le rythme des traitements des exploitations agricoles voisines, dans l'agglomération parisienne, les pesticides retrouvés ont une origine non-agricole. Ils proviennent essentiellement du jardinage et de l'entretien des parcs de la ville.
Des pesticides différents
L'étude fait également apparaitre que la nature des pesticides retrouvés dans l'air ambiant n'est pas la même que ceux retrouvés dans les eaux. Par ailleurs, on relève la présence dans l'air de certains produits interdits comme le lindane. D'autres produits interdits comme l'atrazine, que l'on trouve dans l'eau, ne se retrouve pas dans l'air.
Du fait de la toxicité reconnue des pesticides, aussi bien pour la santé que pour l'environnement, la révélation de leur présence dans l'air ambiant parisien devrait engendrer de nouvelles études et peut-être de nouvelles règlementations.















