C'est un phénomène assez surprenant que révèle le quotidien Ouest-France dans son édition d'aujourd'hui. Une écrevisse venue de Louisiane colonise le lac de Grand-Lieu dans le sud du département de Loire Atlantique.
Il y a cinq ans, les pêcheurs du Lac de Grand-lieu remontaient en moyenne 300 kg d'écrevisses dans leurs filets. Ce sont en 2006, 8,6 tonnes qui ont été pêchées, 12 tonnes rien que pour ce mois de mai. Ces écrevisses parfaitement comestibles, sont interdites de commercialisation vivantes. Elles ne peuvent pas être vendues qu'aux cuiseurs et transformateurs.
En revanche, elles rendent le travail des pêcheurs à l'anguille très compliqué. Non seulement elles massacrent les autres poissons dans les filets mais elles chargent ces derniers inutilement et les rendent très lourds. De plus, elle menace la biodiversité des régions colonisées.
Autoriser la vente d'écrevisses vivantes
La solution prônée par les pêcheurs serait donc l'autorisation de la vente d'écrevisses vivantes. En plus de créer un débouché, cette autorisation pourrait permettre de freiner la prolifération de cette écrevisse. Mais malheureusement, les choses ne s'avèrent pas aussi simples. Des scientifiques affirment en effet que le transport d'animaux vivants représente un risque supplémentaire de propagation.















