Un communiqué du Conseil des ministres de mercredi informe que la directrice de l’établissement public chargé du désamiantage de l’Université parisienne de Jussieu (EPCJ), Martine de Nadaillac, a été relevée de ses fonctions sur proposition de Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur et la recherche.
Cette décision intervient après l’intervention du Comité anti-amiante de Jussieu auprès de la ministre le 29 mai dernier. Dans une lettre, ce comité éxigeait le limogeage de Martine de Nadaillac, lui reprochant d’avoir conduit l’établissement public « au bord du naufrage: le tiers des personnels a donné sa démission« .
Selon ce Comité, Martine de Nadaillac, ancienne collaboratrice de Jacques Chirac à la mairie de Paris, avait bénéficié d’une « nomination de complaisance» à la tête de l’EPCJ par le Conseil des ministres du 3 janvier 2007.
Le Comité fait donc savoir dans un communiqué que « le départ de madame de Nadaillac était une condition nécessaire à la poursuite des travaux de désamiantage et de rénovation du site. L’urgence maintenant est de réparer les dégâts« . Pour rappel, selon le programme établi par l’Université, les travaux de désamiantage doivent s’achever en 2008-2009.













