A la veille de la Journée mondiale de l'océan du 8 juin, un communiqué du WWF révèle que la Méditerranée est particulièrement menacée par les pollutions et la pression humaine.
La Méditerranée est un grand réservoir de biodiversité. Elle ne représente peut être que 0,7% de la surface des océans mais elle abrite néanmoins 28% des espèces qui n'existent nulle part ailleurs, dont par exemple, 19 des 80 espèces connues de cétacés. C'est pourquoi les différentes pollutions marines et la surpopulation estivale des côtes méditerranéennes inquiètent la branche française de l'association environnementale WWF.
A tel point que l'association a présenté hier, en partenariat avec l'Institut océanographique Paul Ricard et la Fondation Nicolas Hulot, un programme sur trois ans, doté de 250 000 euros. Ce programme vise en priorité le million de tonnes d'hydrocarbures déversées chaque année dans la Méditerranée du fait du dégazage sauvage de bâteaux. Il porte également sur l'étude du rorqual commun, cétacé fortement contaminé par les substances chimiques déversées dans l'eau.
Enfin, la troisième orientation du programme portera sur le tourisme. Le nombre de touristes sur l'ensemble du bassin méditerranéen devrait passer de 228 millions en 2002 à 300 millions en 2025, dont la grande majorité à moins de 100m des rivages. Le WWF souhaite donc encourager un tourisme moins dévoreur d'espaces naturels. Pour ce faire, l'association souhaite organiser des actions de formation auprès des gestionnaires touristiques et des populations locales, notamment en Croatie, nouvel Eldorado des opérateurs touristiques.















