A l'heure où le Colbert doit faire son entrée en rade de Brest, le quotidien Ouest-France fait le point dans son édition d'aujourd'hui, sur la filière européenne de démantèlement des vieux navires.
Selon un récent rapport inter-ministériel, la filière de démantèlement des navires concernerait principalement les bateaux militaires européens. En effet, le plus souvent très amiantés, ces navires d'Etat représentent un volume d'à peine 40 000 tonnes par an.
Les experts ont donc estimés qu'il existe en Europe des capacités de démolition existantes suffisantes. Il reste alors à "optimiser le jeu de la concurrence entre les chantiers" afin de baisser les coûts. Il apparait donc que l'on ne s'oriente pas vers la construction de nouveaux chantiers, ce qui semble exclure un démantèlement du Colbert à Brest. Toujours selon les experts , "un chantier optimisé de 100 personnes devrait être capable de traiter 100 000 tonnes par an, soit plus que la totalité du tonnage militaire français à démanteler sur 10 ans".
Des chantiers "labellisés"
Alors qu'ils sont beaucoup plus nombreux à recycler, en ce qui concerne les bateaux de commerce, il n'est pas question de filière européenne. Il s'agirait plutôt de moderniser les chantiers existants en Asie. Un fonds mondial d'aide au démantèlement des navires devrait inciter les armateurs à confier les vieux navires à des chantiers "labellisés".















