La Conférence sur la survie des espèces menacées a débuté à la Haye dimanche. 2 500 représentants de 171 pays ont donc entamé un marathon de deux semaines de négociations afin de renforcer les règles de la Convention sur le commerce international des espèces de faune te flores menacées d'extinction, la CITES.
La ministre néerlandaise de l'agriculture, Gerda Verburg, expliquait à l'occasion de la cérémonie d'ouverture que "si le commerce international des espèces sauvages se fait de façon irresponsable et illicite, cela pourrait avoir des conséquences dramatiques (.) Les enjeux sont donc importants. Nos décisions affecteront nos enfants et nos petits enfants partout dans le monde".
Prendre en compte les populations locales
Cette conférence devrait également se pencher sur le sort des populations des pays pauvres qui dépendent uniquement de la nature pour leur subsistance. "L'application d'une règlementation commerciale doit prendre en compte les moyens d'existence des pauvres (.) Par exemple, quand l'interdiction du commerce international d'une espèce est nécessaire, il existe dans de nombreux cas, des moyens de permettre à certaines activités de continuer", explique Willem Wijnstekers, secrétaire général de la CITES.
Des sujets récurrents seront donc l'objet de vives discussions, comme le sort des éléphants d'Afrique et le commerce de l'ivoire. D'autres discussions devraient intervenir sur le thème de la protection de certaines espèces marines comme le requin taupe ou l'aiguillat, ou encore sur le commerce de diverses essences de bois.















