Il existe un consensus en faveur d’une nouvelle stratégie européenne globale en matière de santé et une aspiration à une coopération accrue entre la Commission européenne et les États membres de l’UE pour améliorer et protéger davantage la santé en Europe, comme le montrent les résultats d’une procédure de consultation publique.
La Commission a publié aujourd’hui un rapport sur la consultation relative à la future stratégie européenne dans le domaine de la santé qui fait la synthèse de plus de 150 réponses reçues dans le cadre de cette procédure qui s’est terminée en février. Cette stratégie, qui constitue une tentative de préparer l’Europe aux défis auxquels elle sera confrontée dans les années à venir, fixera des objectifs généraux en matière de santé pour la décennie à venir. Elle visera également à promouvoir la santé dans toutes les politiques et à s’attaquer aux problèmes de santé au niveau mondial.
Markos Kyprianou, le commissaire européen à la santé, a déclaré: «il existe un soutien généralisé dans la communauté des professionnels de la santé en faveur d’une stratégie européenne forte et visionnaire en matière de santé. L’Europe se trouve confrontée à des défis nombreux et nouveaux qu’il faut relever en coopération et d’une manière coordonnée. Cette réaction positive constitue une reconnaissance de l’aptitude de l’UE à susciter des améliorations dans le domaine de la santé partout en Europe et du fait que l’Europe se positionne comme un acteur clé dans ce domaine sur la scène mondiale.»
La Commission adoptera une nouvelle stratégie en matière de santé cette année encore. La consultation a été lancée à la fin de l’année 2006 dans le but d’établir clairement les souhaits et les attentes des États membres et autres parties prenantes en ce qui concerne cette stratégie. Les propositions de la Commission visant à établir des objectifs généraux et à adopter une nouvelle approche de la santé dans toutes les politiques, et de la santé au niveau mondial, ont reçu un accueil favorable. De nombreux auteurs de contributions ont souligné l’importance de l’établissement d’un partenariat actif entre la Commission et les États membres et de l’instauration d’un dialogue ouvert entre les acteurs impliqués à tous les niveaux.
Priorités de l’UE en matière de santé
D’une manière générale, la fixation d’objectifs concernant les problèmes essentiels et visant à protéger et améliorer la santé dans l’UE toute entière a reçu un bon accueil. Les répondants ont mis en exergue des problèmes clés auxquels il convient de s’attaquer, notamment la lutte contre les menaces sanitaires, la lutte contre les inégalités, avec tous les aspects liés à la dimension de genre, l’information et la responsabilisation des citoyens, les travaux portant sur la qualité et la sécurité des soins de santé dans le cadre des problématiques transfrontalières, et l’action concernant des facteurs essentiels du mode de vie qui influent sur la santé, tels que la nutrition et l’activité physique, la consommation d’alcool, le tabagisme et la santé mentale.
Les répondants ont également souligné la nécessité de développer un système d’information européen sur la santé en appui de la stratégie. Les auteurs de contributions ont réservé un bon accueil à une nouvelle approche du travail intersectoriel sur la santé et appelé à une coordination améliorée aux niveaux européen et national et à une meilleure cohérence dans l’élaboration des stratégies. L’importance de la recherche en matière de santé et de la santé en ligne à été soulignée. Nombre d’entre eux ont suggéré d’avoir davantage recours à l’évaluation de l’impact sur la santé pour apprécier les nouvelles initiatives stratégiques.
Problèmes de santé au niveau mondial
Les répondants ont souhaité qu’une dimension internationale soit prise en compte dans la stratégie, couvrant les aspects généraux de la santé. Ils ont souligné l’importance d’une interaction entre l’UE et les autres organisations internationales, comme l’OMS, dans le but d’établir des cadres règlementaires internationaux et des initiatives nouvelles.
De nombreux auteurs de contributions ont demandé l’établissement d’un nouveau mécanisme de coopération structurée utilisant les outils de la Méthode ouverte de coordination qui sert à la mise en œuvre de la Stratégie de Lisbonne pour promouvoir la coopération entre les États membres dans le domaine de la santé.
Les répondants ont aussi souligné l’importance d’une participation des parties prenantes à la stratégie et à d’autres initiatives dans le domaine de la santé. Dans ce contexte, ils ont souhaité davantage de clarté en ce qui concerne les structures et les objectifs des groupes de parties prenantes qui collaborent actuellement avec la Commission sur les questions de santé.
Contexte
Suite à l’incorporation de dispositions spécifiques en matière de santé publique dans la traité sur l’UE, au cours des années 90, l’UE a élaboré plusieurs programmes « sectoriels» en matière de santé, et travaillé sur des questions telles que le cancer, les maladies transmissibles et la promotion de la santé. En 2000, la Commission a adopté une première stratégie en matière de santé qui a débouché sur le programme de santé publique (2003-2008), qui établit un cadre pour l’action concernant les déterminants de la santé, les menaces sanitaires, l’information et le suivi.
Une première consultation intitulée « Favoriser la santé de tous – processus de réflexion pour une nouvelle stratégie européenne en matière de santé » a été lancée en 2004. Elle a montré que les parties prenantes souhaitent une approche globale de la santé qui intègre les préoccupations dans le domaine de la santé dans toutes les politiques communautaires. La nécessité de réduire les inégalités en matière de santé dans toute l’Europe a également été soulignée.
Le 11 décembre 2006 a vu le lancement d’une seconde consultation, sur le thème « Santé en Europe: Une approche stratégique – document de réflexion pour une stratégie en matière de santé ». Elle a été clôturée le 12 février 2007. La Commission a reçu 153 réactions de citoyens, d’organisations non gouvernementales, d’universités, de professionnels des soins de santé, du secteur privé, d’organismes internationaux et de 16 États membres













