L'Institut de Veille sanitaire (InVS) publie une étude dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire, alertant sur le caractère mortel du radon. Ainsi, 5 à 12% des décès par cancer du poumon seraient imputables à l'exposition domestique au radon.
Le radon est un gaz radioactif d'origine naturelle, inodore, parfaitement indétectable par les sens. Il s'accumule dans les pièces les moins ventilées et peut-être très dangereux à haute dose. C'est un agent cancérigène pulmonaire certain chez l'homme. Il est classé dans le groupe I dans la Classification du centre international de recherche sur le cancer (Circ). Il serait particulièrement présent dans les sous-sols granitiques.
Dans son bulletin hebdomadaire, l'InVS précise qu'il est la deuxième cause de décès par cancer du poumon, après le tabac. Cependant, "c'est seulement une exposition cumulée, c'est à dire au quotidien et sur plusieurs années qui peut induire un risque accru de cancer du poumon".
Sur les 25 134 cas de décès par cancer du poumon recénsés par l'Inserm en 1999, dans 1 234 à 2 913 des cas, l'exposition domestique au radon en serait la cause. Ces chiffres datent mais pourraient, selon l'étude, être généralisés à la période actuelle. La principale raison est que depuis huit ans, aucune mesure natioanle n'a été prise afin de limiter la concentration de radon dans les habitations.
Un enjeu majeur de santé publique
Quelles sont alors les mesures à prendre pour limiter cette exposition ? Il faut aérer et ventiler les bâtiments, les sous-sols et les vides sanitaires. Il est également nécessaire d'améliorer l'étanchéité des murs et des planchers, en colmatant par exemple les fissures. Certaines régions sont plus touchées que d'autres. Il importe donc d'être plus vigilants en Bretagne, dans le Massif Central, les Vosges, la Corse, mais aussi dans certains endroits des Pyrénnées et des Alpes.
> Pour en savoir + : BEH - Impact sanitaire du radon domestique















