Le Lubéron souffre. Même si quelques pluies maintiennent la végétation en vie, elles sont trop faibles et trop tardives pour recharger les nappes souterraines.
Ces épisodes de sécheresse répétés depuis 2003 commencent à modifier le paysage du Lubéron. Ainsi, "les pins sylvestre et les pins d'Alep meurent et la hétraie risque de disparaître", constate le responsable de l'Office nationale des forêts. Ces sécheresses à répétition menacent également le tourisme. Les promeneurs ne peuvent plus profiter des massifs forestiers fermés pour cause de risque d'incendie.
Les restrictions d'eau sont en vigueur de plus en plus tôt dans la saison. "On a deux mois d'avance sur le calendrier habituel" précise Cédric Proust, chargé du suivi des rivières au Parc naturel régional. Mais parallèlement, les besoins en eau augmentent. Les agriculteurs se mettent à irriguer le blé, voire même la vigne, et les touristes affluent dès le printemps. Il faut donc trouver une solution.
Si certains bénéficient d'un approvisionnement venu des Alpes, d'autres sont à la recherche de nouvelles sources d'eau. Ainsi, agriculteurs, municipalités, et particuliers sondent le sous-sol. "C'est comme dans Manon des sources!". "Nous essayons d'être vigilants sur ces prélèvements. Mais, il est clair que si la pluviométrie reste la même, nous ne pourrons pas continuer à pomper au même rythme", constate, Olivier Rousset, directeur de l'environnement en région PACA.
Le mot d'ordre est donc à l'économie et le civisme de chacun est sollicité. Olivier Rousset prévient, "il faut se préparer à vivre ces périodes, et faire tous les efforts possibles. Nous avons des marges de manoeuvre, mais elles ne sont pas infinies".















