Showa Shell, la filiale japonaise du groupe Shell s'apprête à commercialiser en mai, de nouvelles cellules pour panneaux solaires à base de CIS.
Le Copper Indium di-Selenide (CIS) est un semi-conducteur capable de se substituer au silicium des cellules photovoltaïques classiques, en étant par ailleurs plus simple à fabriquer. Si le coût des panneaux en CIS est comparable aux panneaux traditionnels en silicium poly-cristallin, leur rendement d'environ 10% est néanmoins légèrement inférieur aux 14 à 15% du rendement classique.
Dans un premier temps, Showa Shell commercialisera au Japon des panneaux solaires CIS sous forme de modules fixables sur des toits existants. Par la suite, la filiale japonaise envisage d'utiliser ce nouveau matériau directement intégré dans la toiture. Shell souhaite s'intéresser rapidement au marché allemand avant de développer sa technologie dans l'ensemble de l'Europe.
Avec l'expansion de la filière solaire, la technologie poly-cristalline rencontre de sérieux problèmes d'approvisionnement en silicium. Mais de son côté, la technologie CIS représente également des contraintes importantes en terme d'approvisionnement. En effet, l'indium est un métal rare dont seul le recyclage devrait pouvoir garantir à long terme des quantités suffisantes.
Plusieurs alternatives au silicium
Mais le CIS ne constitue pas la seule alternative aux cellules solaires en silicium. Sharp Corp. devrait ainsi débuter dans les prochaines semaines la production en masse de cellules qui utilisent 100 fois moins de silicium poly-cristallin que d'habitude. De son côté, Fuji Electric a déjà entamé la production de cellules photovoltaïques en silicium amorphe. Enfin, le Japon s'intéresse également activement à une voie de recherche sur les cellules en matériaux organiques.















