Considérées la plupart du temps comme les poumons verts de la planète, les forêts se révèlent également des grands producteurs de carbone, et peuvent participer parfois au réchauffement climatique.
Une étude menée par une équipe de chercheurs californiens du Lawrence Livermore National Laboratory, sous la direction de Govindasamy Bala, balaie quelques idées reçues. Ses résultats parus il a quelques jours sont en effet étonnants. Selon cette étude, la déforestation à l'échelle mondiale pourrait entrainer un léger refroidissement de notre climat. Ainsi, la destruction totale et rapide des forêts pourrait freiner le réchauffement de la planète, avec un gain de 0,3°C à horizon 2100.
Peu d'intérêt à reboiser en Europe
Pour Govindasamy Bala "l'étude démontre que seules les forêts tropicales sont fortement bénéfiques au ralentissement du réchauffement global (.) en plus d'absorber le gaz carbonique, elles favorisent les nuages qui aident à refroidir la planète". Globalement, planter des arbres dans les latitudes moyennes comme aux Etats-Unis ou en Europe n'a que peu d'intérêt sur le plan climatique. Et plus encore, développer les forêts boréales au Canada, en Scandinavie et en Sibérie pourrait se révéler un accélérateur du réchauffement climatique.
Cette étude devrait être poursuivie à l'avenir par cette équipe de chercheurs américains pour obtenir des résultats encore plus détaillés. Ainsi, la nature des forêts est à prendre en considération. Par exemple, les pins aux aiguilles foncées pourraient avoir un impact plus grand sur le réchauffement que des peupliers aux feuilles plus claires.
> Pour en savoir + : Article du laboratoire californien (en anglais)















