Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire "Politis", Ségolène Royal, la candidate socialiste à l'élection présidentielle explique son intention "d'impulser du plus haut de l'Etat une éthique de la protection de l'environnement", impliquant respect des lois et concertation.
Elle réaffirme sa volonté d'intégrer un vice-Premier ministre chargé du développement durable et de l'aménagement du territoire, qui aura en charge "l'analyse des conséquences à long terme des propositions faites par les différents ministères et veillera à promouvoir une approche tranversale pour mettre en synergie ces différentes propositions".
Prévention de la pollution
Concernant la pollution, elle reste fidèle au principe du payeur-pollueur, mais souhaite que l'accent soit mis sur la prévention, avec l'interdiction de l'usage des "substances les plus dangereuses". "Plus généralement, c'est en renforçant les contrôles... et en sanctionnant séverement les manquements, que nous pourrons progressivement améliorer la situation de nos cours d'eau mais aussi de nos nappes phréatiques".
La candidate souhaite donc faire de la France "un pays d'excellence gouvernementale" et, "cela implique une exemplarité de l'Etat pour tout ce qui concerne le respects des lois de protection de l'environnement et leur mise en oeuvre rigoureuse".















