L'Union européenne s'est fixée des objectifs très ambitieux de lutte contre le réchauffement climatique. Elle réfléchit désormais à la meilleure façon d'utiliser la fiscalité et les autres instruments à sa disposition afin de respecter ses engagements environnementaux.
Ainsi, Stravos Dimas, le commissaire européen en charge de l'Environnement et Laszlo Kovacs, en charge de la Fiscalité, ont publié hier un "Livre vert", qui souligne qu' "une fiscalité adaptée devrait notamment décourager les conduites préjudiciables et récompenser, en même temps, tous les comportements positifs, qu'il s'agisse d'économies d'énergie ou d'activités respectueuses de l'environnement".
Ce livre se charge d'identifier les domaines où la fiscalité verte pourrait se révéler la plus efficace: la consommation d'énergie, les transports, la gestion de l'eau ou encore les déchets. Il s'intéresse également à la forme que doit prendre cette fiscalité. S'agira-t-il d'incitation à des comportements responsables via des allègements fiscaux ou au contraire une taxation supplémentaire des mauvais élèves.
Enfin, cette publication n'exclut pas d'intervenir sur les aides publiques en supprimant celles allant à l'encontre des priorités environnementales de l'Union, et à l'inverse encourager celles qui contribueraient à les atteindre.
Mais, avant de décider de quelle manière se fera la taxation de l'énergie dans l'Union, l'unanimité des membres est indispensable. La Commission va donc organiser une consultation de toutes les parties intéressées, auusi bien les Etats membres que les ONG, les responsables locaux ou encore l'opinion publique.















