Nouvel épisode dans la bataille qui oppose E.ON à Enel et Acciona pour le contrôle de l'électricien espagnol Endesa. Mis sous pression par ses deux adversaires, E.ON s'est résigné hier à relever son offre d'achat à 40 euros par titre, soit 3% de plus que son offre précédente.
La réplique n'a pas tardé et peu de temps après cette annonce, Enel et Acciona ont manifesté leur intention de surenchérir dès qu'ils le pourront, c'est à dire en octobre prochain, lorsque le délai fixé par les autorités espagnoles de 6 mois aura expiré. Mais, il semblerait que le vent tourne et que la solution Enel-Acciona ne soit pas du goût de tout le monde en Espagne.
Le vent tourne
Ainsi, le conseil d'administration d'Endesa a recommandé hier à ses actionnaires d'apporter leur titres au groupe de Düsseldorf. De même, la Caja Madrid, le troisième actionnaire du groupe, qui hésitait encore, a indiqué qu'il acceptait de céder les droits liés à sa participation de 9,99 dans Endesa à E.ON pour une durée de deux ans.
Désormais, il semblerait que l'affaire s'oriente vers le terrain judiciaire. E.ON demande l'ouverture d'une procédure pour "perturbation du marché, infraction envers le droit des acquisitions et délit d'initiés".















