Avec la hausse spectaculaire du foncier dans les grandes villes françaises, les communes s'intéressent de plus en plus à la réhabilitation des friches industrielles. La "Gazette des communes" se penche cette semaine sur ce dossier.
Selon les chiffres du ministère de l'écologie, 3 789 sites pollués seraient actuellement recensés en France, dans le registre Basol. Considérés longtemps comme des "boulets", ces sites étaient souvent bradés au secteur privé. Désormais, la politique des collectivités a tendance à évoluer. Même polluée, une friche est aujourd'hui regardée avec plus d'attention surtout lorsqu'elle se situe au coeur du tissu urbain.
L'exemple marseillais
Les prix du foncier à Marseille ont doublé en 5 ans. La ville et la communauté urbaine ont choisi de piloter des dossiers de reconversion de grands bâtiments industriels, avec une certaine réussite. Sans se priver de recourir au secteur privé, Marseille refuse néanmoins de se précipiter et de brader son foncier, en acceptant si besoin de garder une friche ou un bâtiment vide pendant plusieurs années plutôt que d'accepter des projets fragiles ou mal adaptés à l'environnement du site.
> A lire dans : La Gazette des communes - 19 mars - Erwan Seznec - p42/43















