L’association « Les Amis de la Terre » dénonce dans un rapport publié mardi dernier, la contribution des banques françaises à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Alors que les établissements bancaires ne sont pas les principaux émetteurs de gaz à effet de serre, le rapport condamne la responsabilité des banques en tant que créanciers du secteur de l’énergie. Leur responsabilité s’exerce à travers les choix de financement et d’investissement qu’ils font, les projets qu’ils soutiennent.
Deux établissements financiers sortent cependant du lot : la banque Dexia, dont un tiers des financements concernés vont à des énergies renouvelables, et le Crédit coopératif ( groupe banque Populaire), qui refuse le financement de projets d’énergie fossile ou nucléaire.
M. Godinot co-auteur du projet avec Deborah Lambert-Perez, encourage les trois principaux bailleurs de fonds du secteur de l'énergie que sont BNP Paribas, la Société générale et le Crédit agricole, qu'il estime " en retrait sur le sujet ", à suivre l'exemple de grandes banques internationales comme la britannique HSBC ou l'américaine Goldman Sachs. Celles-ci ont reconnu publiquement leur responsabilité en matière d'émissions indirectes de CO2 et se sont engagées à les réduire.
Les moyens sont simples à mettre en place : promouvoir des prêts spécifiques, ou des facilités de crédit en faveur des énergies renouvelables, un crédit renchéri pour les énergies polluantes, ou, pas de projet d’infrastructure ou d’extraction pétrolière dans des zones protégées.
> Pour en savoir + : Les Amis de la Terre















