Dans un interview accordée au magazine "Paris-Match", Pierre Gadonneix, président d'EDF, répond à la polémique soulevée par la presse sur la dangerosité présumée de 200 barrages français.
La patron de l'électricien français l'affirme clairement "la sécurité des populations riveraines est totalement assurée". Et Pierre Gadonneix d'ajouter que son groupe ausculte, surveille, contrôle l'étanchéité des barrages en permanence. Il considère que les barrages français ne présentent "aucun risque à court terme". Néanmoins, il reconnaît que depuis plusieurs années, l'enveloppe accordée à la maintenance hydraulique a été presque divisée par deux, à 60 millions d'euros au lieu des 100 millions auparavant.
C'est justement l'objet du plan "Superhydro" adopté au second semestre 2006 par le groupe français qui complète l'enveloppe annuelle consacrée à la maintenance par la somme de 500 millions d'euros sur 5 ans pour rattraper le "sous-investissement criant depuis dix ans".
A l'origine du sccop du magazine "Capital", un rapport interne d'ingénieurs d'EDF d'août 2006 qui donnait la liste de 200 barrages français dangereux pour l'environnement. Selon le président du groupe français, le rapport s'intéressait en fait aux faiblesses sur des installations techniques autour de certains barrages : usines, turbines, vannes ou encore tuyaux.
Opposé à toute renationalisation, Pierre Gadonneix affirme qu'il souhaite poursuivre la relance massive de l'investissement qui vient de débuter. Dans les 5 prochaines années, EDF installera en France une puissance supplémentaire de 5 000 mégawatts, pour 1/3 d'origine nucléaire.















