Dans les pays du Moyen Orient, la pluie tombe rarement plus d'une semaine par an. Suez s’est donc bien implanté dans cette zone et est très actif dans la production d'eau potable, où les volumes s'élèvent à 2 millions de mètres cubes par jour, soit 4 fois la production d'eau potable de la ville de Paris. Le Moyen-Orient représente également la deuxième zone de production d'électricité de Suez, derrière la Belgique.
Présent en Arabie saoudite depuis 1975, le groupe a obtenu en décembre dernier, le contrat de Barka II à Oman, contrat visant la construction et la gestion d’une centrale thermique et une usine de dessalement d'eau de mer. Et, il entend bien profité de la croissance économique des pays membres du Conseil de coopération du Golfe, dépassant souvent les 5 % par an.
Dorénavant, c’est l'Arabie saoudite qui veut développer des projets représentant 240 milliards de dollars sur les dix prochaines années. Et, d'ici à 2009, trois à quatre projets par an doivent voir le jour dans la région du Golfe, plus précisément dans les Emirats arabes unis, à Oman, Bahreïn et au Qatar, qui connaît la plus forte croissance de la région.
A plus court terme, les appels d'offres identifiés pour 2007 représentent plus de 11.000 MW de puissance électrique et plus de 2,7 millions de mètres cubes d'eau à traiter.
Suez parie sur la complémentarité de ses offres dans l'énergie et l'environnement pour remporter certains de ces contrats. Mais Suez n'est évidemment pas seul sur les rangs. Le britannique International Power ou le japonais Marubeni sont également bien placés, attirés par des pays au régime politique stable et des revenus garantis par les contrats à long terme. A priori, il y a de la place pour tout le monde, compte tenu de la demande prévue pour les cinq à dix prochaines années dans les pays du Golfe : d'ici à 2014, la puissance installée de production d'électricité devrait y croître de près de 60 % par rapport aux 46.000 mégawatts de 2004, pour approcher les 100.000 MW.















