Les entreprises mettent de plus en plus en valeur leur engagement en faveur de l'environnement. L'argument écolo a le vent en poupe. L'enquête de Marketing Magazine s'y intéresse.
Les ventes de produits sous eco-label européen ont progressé de 300% en 2 ans. Pour Pierre Bessede (RMG Connect) "Le marketing vert n'est pas seulement un gadget : c'est un levier pour donner du sens au consommateur". Si le produit "zéro impact" sur l'environnement n'existe pas, "la démarche d'éco-conception qui s'intéresse à l'ensemble du cycle de vie d'un article, séduit de plus en plus d'entreprises" selon l'Ademe.
Si la prise en compte du développement durable représente de nombreux atouts, l'argument vert ne suffit pas à vendre, loin de là. Pour Pierre Frish (Auchan) "En grande surface, l'atout vert peut déclencher le ré-achat mais motive rarement un achat d'impulsion". Nadia Boeglin de l'Ademe tempère également les conséquences concrètes de cette tendance "Il y a un côté schizophrénique à la fois chez le consommateur (qui veut, sans passer à l'acte) et l'entreprise (qui développe des produits verts, mais aussi des mini-doses)".
Ce marché "vert" prometteur semble encore à investir. Selon l'étude OpinionWay, 68% des consommateurs sont encore incapables d'associer une marque à un engagement environnemental. Les premiers, Max Havelaar et Danone, ne sont cités que par 5% des personnes interrogées.
> A lire dans : Marketing Magazine, n°110, février 2007, pages 32 & suivantes















