Cherbourg, jeudi, le dernier chargement de déchets radioactifs vitrifiés à l'usine Areva NC de La Hague à destination du port de Mutsu-Ogarawa, au Japon, a embarqué sur un navire spécialisé. Durée prévue de la traversée : sept semaines.
Il s’agit de 130 conteneurs chargés de 67,6 tonnes de déchets vitrifiés. Ce dernier chargement correspond aux déchets ultimes de 300 tonnes d'uranium initial qui ont permis d'alimenter en électricité environ 13 millions de Japonais pendant un an, selon Areva.
Or, depuis 2006, les japonnais ont commencé à traiter eux-même leurs déchets dans un usine située à Rokkasho-Mura, dans le nord du pays. Areva précise que depuis 1995, 1.310 conteneurs chargés de près de 700 tonnes ont été renvoyés à leur propriétaire japonais en vertu de la loi de 1991 qui interdit le stockage en France de déchets étrangers.
De ce fait, un peu moins d'un millier de tonnes de combustible nucléaire usé devraient être traitées en 2007 dans l'unité de La Hague, contre 1.600 tonnes traitées à la fin des années 90, et il devient donc "impératif de capter de nouveaux marchés", a déclaré début janvier le directeur de l'établissement, Denis Eudier. "Nos deux principaux clients étrangers étaient le Japon et l'Allemagne: le premier a décidé de construire son usine de retraitement et le second a décidé de sortir du nucléaire et n'envoie plus de combustible en France depuis mi-2005", avait-il expliqué.















