Même les personnes les plus attachées à la protection de l’environnement ne peuvent, dans certains cas, s’exonérer de prendre l’avion. C’est le constat fait par l’ONG allemande « Atmosfair » basée à Bonn, qui propose aux voyageurs de verser un « dédommagement » pour les dégâts causés à la planète par ce mode de transport.
Sur le site de l'association (www.atmosfair.de), le "calculateur d'émission" évalue le coût de ce «dédommagement », proportionnel à la durée du voyage, mais prenant également en compte des paramètres complexes, comme le taux de remplissage moyen de l'appareil. Ainsi, pour un aller-retour Paris-Bangkok, le voyageur écolo versera à l’ONG 137 euros, 75 euros pour un Paris-New-York. "Si on ne fait rien, les dégâts causés à la planète seront tels que ça nous coûtera bien plus cher", assure une éco-voyageuse.
L’argent ainsi récolté servira à financer l’installation de panneaux solaires destinés à alimenter les cuisines d’un hôpital en Inde, ou encore la construction d’une centrale électrique au Brésil, fonctionnant à partir du méthane dégagé par les ordures.
Le système, ne devrait rapporter que 500.000 à un million d'euros en 2007, selon ses promoteurs. Cependant, il pourrait recevoir très prochainement le soutien du groupe des Verts au Bundestag, dont les 51 députés envisagent de s'imposer à eux-mêmes d'y contribuer pour chacun de leur voyage en avion.















